À l’occasion de la Semaine Nationale de la Femme Tchadienne (SENAFET) édition 2026, les pagnes spécialement conçus pour la célébration suscitent des réactions contrastées. Si certaines femmes saluent la beauté des motifs, la diversité des designs et l’éclat des couleurs, d’autres en revanche remettent en question la qualité du tissu, jugé trop léger et en deçà des attentes.
Au-delà de cette controverse, une interrogation plus profonde se pose : que célébrons-nous réellement pendant la SENAFET et la Journée Internationale de la Femme (JIF) ? S’agit-il d’une fête centrée sur les pagnes et les défilés, ou d’un moment de réflexion et d’engagement en faveur de la condition féminine ?
Ces journées dédiées aux femmes devraient avant tout constituer un cadre d’expression, de revendication et de valorisation. Elles représentent une opportunité pour les femmes de faire entendre leurs voix, d’affirmer leurs droits et de démontrer leur contribution essentielle au développement du Tchad et du monde.
Il est vrai que les femmes disposent de compétences solides et de potentialités incontestables, faisant d’elles un véritable moteur de progrès social et économique.Cependant, en accordant une place excessive au caractère festif et au port quasi obligatoire du pagne, l’on risque de détourner l’attention de l’essence même de ces célébrations, qui devraient prioritairement mettre en lumière les enjeux liés aux droits, à l’autonomisation et à la promotion des femmes.